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Saint Bénigne (Giraumont) à GIRAUMONT

photo de Saint Bénigne
Téléphone : 09.61.60.35.24
secteur missionnaire : secteur missionnaire Compiègnois
Adresse : Rue Paul Plonquet
60150 GIRAUMONT
Coordonnées géographiques : 49,47:2,816
Informations supplémentaires :

 

Giraumont est l’un de ces nombreux villages de Picardie qui se sont formés à l’entour d’une grange à dîmes dépendante d’une des grandes abbayes clunisiennes lors de leur apogée vers l’An Mil. La mention « GEROLDI MONTE » apparaît en 1106. Le prieuré de Saint-Jean aux bois y possédait des terres ainsi que la grange de BERTINVAL. Pour la reconstruire Philippe, comte de Flandres, suite à un plaid tenu à Montdidier vers 1176 leur donne trois arpents de terre à prendre sur les propriétés tenues en ce lieu de son épouse Elisabeth de Vermandois.

 

L’église primitive

 

C’est de cette époque (XIIe siècle) que date la première chapelle qui de nos jours fait encore office de sacristie. Les moines bénédictins du prieuré de St Jean aux bois l’avaient certainement édifiée pour les dévotions des quelques habitants de leur ferme et grange de Bertinval. Ces religieux relevant de l’importance abbaye bourguignonne de Cluny la dédicacèrent tout naturellement à saint BENIGNE, patron de la Bourgogne.

 

L’église saint Bénigne

 

Le XIIIe siècle vit un fort accroissement des populations rurales et à la modeste chapelle il fallut bientôt ajouter un plus grand édifice. Un chœur fut construit sur le côté gauche de la chapelle initiale et en avant du chœur de celle-ci, ce dernier devenant le transept méridional de la nouvelle église.

 

Au XVIe siècle, on ajouta pour la symétrie de la croix un transept septentrional qui devint chapelle de la Vierge. Servant de marche, une pierre tombale dont il est présentement difficile de lire les inscriptions que durant des siècles les pas des fidèles ont effacées. La nef de cette nouvelle église, dans le prolongement du chœur s’appuya sur le côté gauche de la chapelle primitive et deux forts poteaux de bois du côté opposé soutinrent les fermes du toit. En prolongation de la chapelle de la Vierge par la construction d’un mur aveugle, on créa un latéral septentrional.

 

Jusqu’à la fin du XIXe siècle, le cimetière entourait l’église. Avant la construction des édifices actuels du parvis de l’église, on pouvait découvrir un magnifique panorama de la vallée de l’Aronde, de Coudun, du Mont Ganelon et de Compiègne.

 

Le tabernacle

 

Sur l’autel est posé un beau tabernacle en bois sculpté. Au-dessus, une petite gloire formée de deux anges soutiennent un baldaquin. A l’intérieur est figuré le Père Eternel portant devant lui le Saint Esprit rayonnant sur le monde.

 

Le martyr de Saint-Bénigne

 

Dans le sanctuaire, accroché au-dessus de l’entrée du chœur de la chapelle primitive, un tableau représente le martyr de Saint-Bénigne, grec, né à Smyrne, actuelle Turquie.

 

Envoyé par le Pape Anicet évangéliser en Gaule, il vint à Dijon où il fit renverser les idoles des temples païens. L’Empereur Marc Aurèle arrivant en cette même ville, le fit rechercher et appréhender. Mis en prison avec plusieurs chiens affamés, ceux-ci ne lui firent aucun mal. Voyant cela, l’Empereur lui fit rompre le cou et transpercer le corps de coups de lances et de javelots. Ceci se passait le 1er novembre 179. La foi de cet apôtre du Christ nous rappelle la parole de Jean (XII-25) :

« Celui qui aime sa vie la perd et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle ».

Michel Dreue

 

Dernière mise à jour le 15 févr. 2024